abeille noire et blanche

A la découverte de l’abeille des sables, une abeille noire et blanche peu commune !

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Abeille blanche et noire : comment reconnaître l’andrène cendrée ?

Vous avez observé une abeille blanche et noire ? Il peut s’agir de l’andrène cendrée (Andrena cineraria) ou abeille des sables, une petite abeille sauvage reconnaissable à son corps sombre et aux bandes de poils gris clair présentes sur son thorax. Parfois appelée « abeille blanche », elle n’est pourtant pas entièrement blanche. Contrairement à l’abeille mellifère, elle ne vit pas dans une ruche et ne produit pas de miel : cette abeille solitaire creuse son nid directement dans le sol.

abeille noire et blanche

Une abeille sauvage bien différente de l’abeille domestique

L’abeille des sables appartient à la famille des Andrenidae. Son nom “cineraria”, qui signifie “cendré” en latin, fait directement référence à sa couleur caractéristique.

Contrairement à l’abeille domestique que l’on connaît bien, cette abeille est solitaire. Cela signifie qu’elle ne vit pas en colonie organisée avec une reine et des ouvrières. Chaque femelle construit son propre nid, élève ses larves et assure seule sa descendance.

Au niveau de la période, les abeilles noires et blanches volent à la période du printemps. Vous pourrez les observer d’avril à juin, bien que les plus chanceux pourront les voir également aux mois de mars et juillet.
C’est une période clé pour les pollinisateurs, où les premières floraisons offrent des ressources essentielles après l’hiver.

Comme toutes les abeilles, l’abeille des sables joue un rôle essentiel dans la pollinisation. Elle butine notamment les pissenlits, les saules, les boutons d’or et le colza. Grâce aux poils denses présents sur ses pattes, elle transporte efficacement le pollen d’une fleur à l’autre.

Comment reconnaître cette abeille blanche et noire ?

L’andrène cendrée mesure environ un centimètre.

La femelle présente un corps noir, un abdomen lisse pouvant montrer de légers reflets bleutés et deux bandes transversales de poils gris clair sur le thorax. Une bande de poils noirs située entre ces deux zones claires crée son apparence particulièrement contrastée.

Le mâle est généralement plus fin et porte davantage de poils gris sur le visage et le thorax. Cette différence explique que tous les individus ne présentent pas exactement la même apparence.

L’andrène cendrée est principalement visible au printemps, lorsqu’elle recherche du pollen et du nectar pour alimenter sa descendance. Elle fréquente notamment les jardins, les prairies, les lisières, les talus, les friches et les parcs. Son corps noir et ses bandes gris clair permettent de la distinguer assez facilement de l’abeille domestique.

andrena cineraria
Abeille des sables femelle
Abeille noir et blanche
Abeille des sables mâle

Une abeille solitaire qui niche dans le sol

L’andrène cendrée ne vit pas dans une colonie organisée autour d’une reine. Elle creuse une galerie dans une surface de terre meuble, sableuse ou peu végétalisée. Cette galerie dessert plusieurs petites cellules dans lesquelles elle dépose un œuf avec une réserve de pollen et de nectar. La larve dispose ainsi de la nourriture nécessaire à son développement.

Plusieurs femelles peuvent choisir la même zone favorable. On observe alors de nombreux petits trous rapprochés, parfois accompagnés de monticules de terre. Cette concentration peut donner l’impression d’une colonie, mais chaque abeille reste indépendante.

Ce mode de nidification est loin d’être exceptionnel : la France compte près d’un millier d’espèces d’abeilles, dont environ 70 % des espèces d’abeilles sauvages nichent dans le sol, les tiges creuses, le bois mort ou des cavités naturelles.

L’abeille blanche et noire est-elle dangereuse ?

L’andrène cendrée est une abeille discrète et peu agressive. Comme elle ne défend ni ruche collective ni réserve importante de miel, elle cherche surtout à poursuivre son activité de butinage ou à regagner son nid.

Il convient néanmoins de ne pas la manipuler et de ne pas obstruer volontairement l’entrée de son terrier. Une piqûre reste possible si une femelle se sent directement menacée ou coincée.

La présence de plusieurs nids sur un terrain ne justifie donc pas automatiquement leur destruction. Il est souvent possible de préserver temporairement la zone, de la signaler et d’éviter les interventions mécaniques pendant la période d’activité (environ 15 jours).

Si vous avez une piqûre d’abeille des sables, pas de panique, elle n’est pas plus dangereuse que les autres abeilles. Le seul danger sera surtout pour les personnes allergiques, à l’instar des autres abeilles. Pour mieux distinguer une réaction locale normale d’une allergie nécessitant une prise en charge, consultez notre article consacré aux réactions allergiques après une piqûre d’abeille.

Que révèle sa présence sur un terrain ?

Observer une andrène cendrée signifie que le lieu réunit, au moins ponctuellement, plusieurs conditions nécessaires à sa survie : un sol dans lequel elle peut creuser, des fleurs disponibles au printemps et une relative tranquillité autour de son nid.

Sa présence seule ne permet cependant pas d’établir un diagnostic complet de biodiversité. Elle ne suffit pas à conclure que l’écosystème est en bonne santé, tout comme son absence ne prouve pas que le terrain est pauvre en espèces.

Cette petite abeille constitue néanmoins une excellente porte d’entrée pour observer autrement les espaces extérieurs. Un talus de terre, quelques pissenlits ou une zone moins fréquemment tondue peuvent paraître négligés alors qu’ils constituent des ressources essentielles pour certains pollinisateurs.

abeille noire et blanche piqure

Comment accueillir les abeilles sauvages en entreprise ?

Les espaces verts des entreprises, les parcs tertiaires, les terrains industriels ou les abords de bâtiments peuvent participer à la préservation des pollinisateurs. Leur intérêt écologique dépend cependant fortement de leur aménagement et de leur mode d’entretien.

Pour favoriser les abeilles nichant dans le sol, il est possible de préserver quelques surfaces de terre nue ou faiblement végétalisée, à l’écart des zones de passage. Il est également pertinent de limiter le tassement des sols, les bâches plastiques et les interventions mécaniques durant la période de nidification.

La gestion différenciée des espaces verts permet parallèlement de maintenir des floraisons plus longues. Espacer certaines tontes, conserver temporairement les fleurs spontanées, planter des haies diversifiées et privilégier des végétaux locaux contribuent à fournir du pollen et du nectar pendant une plus grande partie de l’année.

Pour aller plus loin, découvrez nos conseils pour aider les abeilles et préserver les pollinisateurs grâce à des actions adaptées à leur alimentation et à leurs habitats.

Une ruche peut-elle protéger les abeilles sauvages ?

L’installation d’une ruche permet d’accueillir l’abeille mellifère, mais elle ne répond pas directement aux besoins de toutes les abeilles sauvages. Un projet biodiversité cohérent doit donc associer l’accueil raisonné de ruches à la préservation des habitats, à la diversité des ressources florales et à une gestion adaptée des espaces extérieurs.

Chez Be Keeper, les ruches connectées et solutions RSE pour les entreprises s’intègrent dans une démarche adaptée aux caractéristiques du site, aux ressources disponibles et aux objectifs de l’organisation.

Le guide « Pollinisateurs sauvages et ruches : comment agir au sein de mon entreprise », publié par l’Office pour les insectes et leur environnement et l’Union professionnelle du génie écologique, rappelle l’importance de considérer ensemble les abeilles domestiques et les pollinisateurs sauvages dans les projets menés par les entreprises.

De l’identification à une véritable action biodiversité

abeille des sables piqure

L’andrène cendrée montre que la biodiversité se cache parfois dans les espaces les plus ordinaires. Une abeille blanche et noire aperçue sur une fleur ou à proximité d’un petit trou dans le sol peut révéler la présence d’un habitat utile à de nombreux pollinisateurs.

Pour les entreprises, l’enjeu ne consiste donc pas à privilégier une seule espèce, mais à créer des conditions favorables à une plus grande diversité du vivant. Cela suppose d’observer le site, d’identifier ses possibilités d’évolution et de mettre en place des actions cohérentes avec son environnement.

Vous souhaitez renforcer la biodiversité sur vos espaces extérieurs et construire un projet adapté à votre entreprise ?

VOUS VOULEZ AGIR ? >> Demandez votre étude de faisabilité pour identifier les solutions les plus pertinentes : ruches connectées, actions en faveur des pollinisateurs, sensibilisation des collaborateurs et accompagnement de votre démarche RSE.

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